lundi 28 août 2017

L'enfant différent

Lorsqu'on est un enfant différent, il n'est pas évident de se faire accepter par les autres enfants. Pourtant on a expliqué à ces autres enfants pourquoi l'enfant différent est ainsi. On leur a dit qu'il était comme eux avant, mais qu'il a eu un accident de santé et qu'il a changé du jour au lendemain, sans qu'il n'y puisse rien. Mais malgré ces explications et la bonne volonté des autres enfants, il y a tout de même un sentiment de rejet et l'enfant différent le ressent. Alors cela n'arrange pas la colère intérieure qu'il a déjà en lui, car il a une profonde colère en lui et une grande souffrance. Alors il casse les jouets des autres enfants, ces enfants qui ne veulent pas jouer avec lui. Et ces autres enfants pleurent de rage, de voir leurs jouets saccagés. Et ils sont en colère contre lui, et ils le rejettent encore plus. Ce n'est pas simple...

Lorsque j'étais enfant, lors de réunions de famille, je voyais régulièrement un petit cousin de mon âge, lourdement handicapé, en fauteuil roulant, gesticulant, ne parlant pas, émettant juste des cris, et j'étais effrayée à chaque fois, je redoutais de le voir, j'évitais de le regarder, de m'approcher de lui. Et je n'étais pas la seule des enfants à agir ainsi. Quelle souffrance cela devait être pour lui ! Ce sentiment de rejet !  Mes parents ne m'avaient pas expliqué à l'époque ce qui lui était arrivé, j'ai su plus tard que c'était au moment de l'accouchement qu'il y avait eu un problème.

L'enfant différent dont je parle n'est pas autant handicapé que ce petit cousin, mais il a des troubles du comportement et des colères qui peuvent faire reculer les autres enfants. Ce n'est pas de leur faute, mais c'est tellement cruel pour l'enfant différent...

29 commentaires:

  1. C'est là que la maîtresse, (ou l'éducatrice, ou la puéricultrice) a un très grand rôle à jouer : celui d'expliquer le handicap, de faire accueillir l'enfant différent, de rassembler, de rassurer, de réunir, de fédérer.
    J'ai eu des élèves handicapés très souvent dans ma classe et cela s'est toujours bien passé. Quand les autres savent, ils deviennent protecteurs au contraire, et ne cherchent plus du tout à rejeter.
    La peur naît souvent de l'ignorance. Il en va de même que dans la société des hommes, l'obscurantisme, c'est mettre ses peurs en avant pour rejeter l'autre.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Cet enfant, qui, tu l'auras deviné, est mon petit-fils Noé, est dans un IME, et au sein de cet IME, il se sent bien, il avait d'ailleurs hâte d'y retourner, car il a là-bas ses repères et ses copains. C'est à l'extérieur qu'il a parfois du mal à se faire accepter, par exemple avec des enfants qu'il rencontre dans les parcs de jeux ; avec ses cousins, qui ont du mal parfois à accepter que Noé casse leurs jouets et jeux, même s'ils sont au courant de son histoire. Ce n'est pas évident pour eux non plus. Quant à la peur, oui, elle naît sien souvent de l'ignorance, Célestine.
      Belle fin de journée, Bisous.

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  2. Cette colère, je la connais bien. Puisque la plupart des enfants que j'ai accueillis, avec mon équipe, avaient de grosses colères. Leur comportement agressif était à hauteur de la violence qu'ils pouvaient ressentir à l'intérieur et dont les mots manquaient cruellement pour les exprimer autrement que par le corps et la violence.

    Je n'aime pas beaucoup utiliser le mot de trouble du comportement, mais cela n'est que mon avis propre. Je préfère utiliser le terme de "comportement défi". Car pour moi, qui suis professionnelle, je pense cela comme un défi lancé à mon empathie, ma bienveillance et mon intention de comprendre ce que l'enfant a pu vivre pour réagir ainsi. Et pouvoir réajuster par la suite ma relation avec l'enfant.

    C'est difficile de voir un enfant rejeté, qu'il soit handicapé ou pas. Mais l'enfant ordinaire, lui peut se défendre et s'exprimer.... Mais pourquoi, à l'école l'AVS est importante à l'école parce qu'elle peut faire le lien, c'est l'AVS qui est au plus près de l'enfant.

    Tu savais que ce sujet je ne me laisserai pas indifférente.
    As-tu déjà penser la relation pour la fratrie ? Il y a beaucoup de souffrance chez les frères et sœurs aussi.

    T'embrasse, et beaucoup de tendresse pour Noé !

    Ju'

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    1. Lorsque je parle de troubles du comportement, Ju'Lyn, je ne pense pas à ses colères, que l'on pourrait en effet nommer "comportement défi", mais je parle d'attitudes qu'il a, par exemple se coucher sur les autres enfants, pousser de petits grognements, de petits cris, et j'en passe. S'il n'y avait que la colère, ce ne serait pas si grave, car tous les gamins se mettent en colère, mais ce sont aussi ces "troubles du comportement" qui font fuir les autres enfants et qui sont parfois gênants lorsque les personnes ne sont pas au courant, car cela ne se voit pas sur sa figure, il est très beau comme enfant.
      Après son accident de santé, alors qu'il avait à peu près récupéré physiquement, il était allé dans une école dite "normale" avec une AVS, mais il demandait trop d'attentions, et perturbait trop la classe (j'en veux un peu à l'instituteur de l'époque de ne pas avoir su gérer...). Du coup, il avait été orienté l'année d'après dans une Clis, mais cela n'a pas été concluant non plus. Il ne restait plus que l'IME. Je me demande parfois, s'il était tombé sur des personnes plus "compétentes", s'il n'aurait pas pu suivre une scolarité. Mais bon, il faut croire que non...
      Je pense bien sûr souvent à son petit frère qui n'avait que trois mois et demi quand tout cela est arrivé. Il a d'ailleurs eu du mal à dépasser son grand frère, il ne s'autorisait pas à grandir, à faire mieux que lui. Maintenant, il va mieux, il a compris je pense (il a six ans et demi), il se sent même parfois responsable de son frère, car il sait que son frère a eu un problème de santé et qu'il ne pourra jamais faire ce que lui arrive à faire, mais cela ne les empêche pas non plus de se bagarrer comme deux frères, et cela, c'est bien !
      Oui, Ju'Lyn, je savais que ce sujet ne te laisserait pas indifférente. Merci d'avoir commenté et dit tout cela.
      Je t'embrasse moi aussi.

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  3. Le manque de communication surtout à l'époque du passé, avait beaucoup influé sur l’incompréhension des uns envers les autres. Nos parents nous avaient trop habitués, forcés, à être des enfants parfaits. Alors tout ce qui n'était pas normal ou défiguré ne pouvait être qu'une tare. Apprenons à avoir plus de pédagogie, de communication sans qu'il y'ait de la pitié ou de la condescendance,envers l'autre, alors les choses pourraient mieux se dérouler même si cela ne résout pas forcément le problème de l'handicap lui-même, mais cela soulagerait tellement de monde et permettrait d'aller assurément de l'avant. Bises Françoise et merci pour ce thème très pertinent.

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    1. Oui, Bizak, je pense qu'il est important de dire les choses et de ne rien cacher, car c'est ce que l'on cache qui fait peur. La pitié, c'est pire que tout et l'enfant handicapé n'en demande pas. Il demande juste à être accepté et considéré tel qu'il est avant tout.
      Bises à toi aussi, Bizak, et merci pour ton commentaire.

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  4. Accueillir la différence. La comprendre. Voilà un vaste sujet pour les parents et autres professionnels. Que ce soit une différence "physique", de comportement, de religion, de valeurs. Le monde serait bien plus juste si les différences de toutes sortes étaient comprises par tous. Merci Françoise pour cette réflexion et courage à toute la famille dans ce combat pour plus de respect et de tolérance.

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    1. Accueillir la différence, oui, c'est bien de cela dont il s'agit, Dédé. Le monde serait bien plus juste, en effet.
      Merci à toi pour tes mots. Belle fin de journée, et des bisous.

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  5. Mais on peut comprendre sans pour autant être débarrassé de l'inquiétude ou désir de ne pas s'approcher. Moi j'ai eu affreusement "peur" des trisomiques pendant longtemps, j'en avais réellement peur. J'ai dû les approcher malgré moi lorsque j'ai vendu des chaussures, car ils en achetaient aussi :) J'étais très gentille avec eux parce que j'avais honte de ce que je ressentais (mais n'en pouvais absolument rien...). Je pense que d'ailleurs ça m'a enlevé la peur, ce qui fut bien. Mais on culpabilise très fort pour le "rejet" que l'on impose à certains quand il s'agit de malades, handicapés, une autre race ou culture etc... mais pourtant je pense que bien souvent, c'est aussi indépendant de notre volonté que par exemple la répulsion envers les gens très poilus. Petite je ne voulais pas entrer dans une piscine si un homme très velu s'y trouvait, ni dans la mer. J'ai encore du mal avec les poils en surabondance. Mais je n'en peux absolument rien :D

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    1. Merci pour ton humour, Edmée. :-)
      Moi aussi, gamine, j'avais très peur des personnes trisomiques et des handicapés. A l'école primaire où j'allais, les classes de CE1 à CM2 se trouvaient au 1er étage du bâtiment, et au rez-de-chaussée, il y avait un CAT. Les élèves et leurs institutrices montaient en classe à 8h30, et, une fois les portes des classes fermées, les personnes du CAT arrivaient et circulaient dans les couloirs. Comme j'étais souvent en retard, je montais directement dans la salle de classe, et je croisais donc les personnes du CAT. Je n'en menais pas large, car certaines poussaient des cris, et pourtant cela ne m'a jamais convaincue d'arriver à l'heure ! :-)
      Bises, Edmée.

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  6. Ah ! Mais j'ai connu mieux que ça !! La castagne entre enfants handicapés ! les plus forts physiquement tapant sur les plus faibles physiquement… cela a émaillé mes trois années en centre de rééducation au temps ma jeunesse... !
    Parfois on emmenait l'un ou l'autre à l'infirmerie. Enfin pas nous… les éducateurs ! Qui faisaient pleuvoir les sanctions de toutes sortes !… Mais j'en garde comme souvenir… : qu'est-ce qu'on s'est marré, mais qu'est-ce qu'on s'est marré !!!
    Celui avec lequel je me suis le plus « battu » compte aujourd'hui parmi mes meilleurs amis. quand nous évoquons cela, nos épouses respectives disent que nous parlons comme des anciens combattants !… Mais nous, on continue à se marrer de ces souvenirs épiques.
    Oui, je sais, ce qui est relaté ici est d'une autre nature… évidemment…

    je pourrais raconter comment s'est fait, douloureusement, très douloureusement, le retour a la « vie ordinaire » parmi le monde des valides… l'extraordinaire violence verbale qui fut la mienne à cette époque… j'ai découvert que l'on pouvait tuer avec des mots ! et, je l'avoue sans honte, j'en ai usé et abusé…
    Il paraît que depuis… j'ai quelque peu changé…
    mais comme on dit j'ai encore de beaux restes…
    quand on cherche, on me trouve…

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    1. Je sais par où tu es passé, Alain, c'est pour cela que je n'hésite jamais à te demander ton avis lorsque j'en ai besoin. Je te remercie pour cela d'être toujours là pour me répondre.
      Oui, ce que tu relates est d'une autre nature. Mon petit-fils a non seulement des séquelles physiques mais aussi intellectuelles, et il n'est pas toujours facile de lui faire entendre ce qu'on voudrait qu'il comprenne. Mais tu m'as écrit quelque chose là-dessus et je pense que cela va m'aider.
      Tu as peut-être de beaux restes, puisqu'on te le dit, Alain, mais tu as une sensibilité et une écoute que beaucoup n'ont pas, et cela, c'est infiniment riche...

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  7. Oui, je connais ça à l'école, mais, la plupart du temps, c'est de l'adulte que viennent les difficultés pas des enfants. Car, pour les enfants lorsqu'on leur a expliqué, c'est entendu, on ne revient plus dessus, on sait et on accepte, tandis que les parents, pffff, c'est pas du tout la même chose ! Cette année j'avais un enfant particulier dans ma classe, oui, je dis particulier, je préfère à handicapé ou différent, particulier ça implique que cet enfant a quelques chose de plus que les autres et c'était bien le cas cette année ! Cet enfant ne parle pas, bave, a des mouvements brutaux envers les autres, il a été propre très tardivement mais il est plus intelligent que la moyenne . Il connait tout son alphabet, est très bon en maths, je pense qu'il saura lire avant les autres s'il arrive à parler. l'année dernière il était considéré comme un attardé mental par l'enseignant ! :( Jamais il n'a eu conscience de ses capacités !

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    1. Comme j'aurais aimé que mon petit-fils croise ton chemin, Virevolte, je suis sûre que tu aurais eu la patience et les mots qui lui auraient permis de s'adapter à la classe, et peut-être de progresser au sein de celle-ci...

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  8. Ton billet m’a fait penser à ce que me disait une amie, dont le fils s’était fait happer par un train et qui en était resté très handicapé. « On est tous limités, on a tous nos limites. Elles se voient ou pas. Elles se situent sur le plan physique ou psychique. Mais on est tous concernés. » Et elle accompagnait son fils en lui faisant comprendre ça, pour qu’il accepte les siennes. Pour l’enfant différent, c’est peut-être aussi la même chose. On est tous différents, on a tous nos particularités (et ceux qui veulent le plus se fondre dans la masse sont peut-être les plus à plaindre).

    Noé a la chance d’être entouré d’attention et d’amour, de la part de sa famille. Il pourrait petit à petit comprendre que sa « différence » est une différence parmi tant d’autres. Le groupe des « normaux » n’est jamais compact, uniforme. Je me pose la question : Est-ce qu’on ne porte pas tous un petit enfant différent en nous ?

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    1. Oui, Dad, nous avons tous nos limites, et nous sommes tous différents les uns des autres, cela devrait être une richesse, alors pourquoi les gens qui ne sont pas comme les autres, ont tant de mal à se faire accepter ? Est-ce la faute à la société qui veut à tout prix nous faire entrer dans un moule ? Mais c'est un autre débat.
      Bien sûr que nous portons en chacun de nous un petit enfant différent, car, tout en étant reliés les uns aux autres, nous sommes tous uniques !
      Merci pour ton commentaire, Dad. Je t'embrasse.

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  9. Pour rebondir sur les propos de Dad, c'est quoi être normal ? ;) y a t'il réellement une normalité ?

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    1. Il est difficile de donner une réponse simple à cette question complexe…
      la normalité ne peut être considérée comme n'existant pas…
      nous sommes souvent les premiers à dire, ne serait-ce qu'à notre médecin : « docteur ? Est-ce normal cette boule sous la peau ? »
      occulter le concept de normalité serait à l'évidence déstructurant pour la personne, et pour la société. ( Est-ce normal de tuer son voisin quand il a une tête qui ne nous revient pas ?)
      Reste à définir les différents types de normalité, Objectivement et sans jugement.
      On confond souvent « normalité » et jugement sur autrui… ce n'est absolument pas la même chose.

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    2. @ AlainX : je suis confrontée justement à un problème de normalité en ce moment, est-ce normal qu'une personne avec qui on s'entendait très bien avant vous lapide dans le dos et s'acharne sur vous alors que vous ne lui avez rien fait ? Oui, on confond en effet souvent normalité et jugement, mais j'ai vraiment l’impression que certaines personnes passent leur temps à juger les autres et à penser que ce sont elles qui sont dans la normalité, la leur et que les autres sont anormaux. Alors que chacun pourrait vivre avec ses particularités si seulement on respectait l'autre comme il est .

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    3. Normalité, normal sont des termes délicats à manier, qui s’utilisent souvent à tort et à travers. Ce sont des contenants dont les contenus sont tellement variables qu’on devrait quasiment éviter de les utiliser. Chez le médecin, quand on demande « c’est normal ? », on veut dire : « est-ce dangereux pour ma santé ? »
      Quant à la normalité, vaste sujet, disons qu’il y a des règles sociales, plus ou moins exigeantes qu’il nous est demandé à juste titre de suivre : quand ces règles impliquent le respect d’autrui, sont nécessaires à une vie en société équilibrée. Oui, il est juste de s’y conformer. Mais il y a des règles qui peuvent être parfois extrêmement pesantes et cruelles. Et nous en faisons tous un jour ou l’autre les frais (à moins d’être de terribles conformistes, de lamentables suivistes). C’est là qu’intervient le débat lancé par Françoise : il concerne la marge de tolérance que nous avons les uns pour les autres en nous côtoyant dans la vie de tous les jours. Qu’il soit migrant, handicapé, timide, excentrique, quelle place laissons-nous à l’Autre ?

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    4. Quelle place laissons-nous à l'autre ?
      Voilà, en effet, une question intéressante !
      En tant que « handicapé professionnel » ( pardon… personne à mobilité réduite…) avec 50 ans de pratique au compteur, je suis à même d'affirmer qu'on ne laisse pas grand chose comme place dans la société aux personnes de mon acabit ! il n'est qu'à voir les problèmes d'accessibilité en ville et même à la campagne. Cela fait quand même + de 40 ans que l'on repousse l'application par les lois en ce domaine.... même si elles ont été votées en 1975.... Et j'en suis victime quotidiennement
      Ce n'est pas simplement une question « politique » et donc collective. Au niveau individuel on rencontre très souvent la même discrimination volontairement affirmé.
      Je ne m'étendrai pas sur le nombre de personnes qui occupent à tort les places de parking adaptées pour nous. je passerai sous silence celui qui m'a fait à bras d'honneur parce que j'en faisais la remarque, ni cette autre (une femme) qui sortant de sa voiture déclara : heureusement que j'ai pris la carte d'invalidité du beau-père sinon j'aurais pas trouvé de place ! Et qui s'étonna de ma réaction…
      Quand on est handicapé dans la ville, on prend très très vite conscience qu'on n'est pas dans le monde des bisounours, et que
      les grandes déclarations d'intention sur le "aimons nous les unes les autres"… c'est quand même la plupart du temps de la bouillie pour
      chat.
      et ceci est un exemple parmi une multitude auquel je suis confronté personnellement et quotidiennement. je ne vais pas en faire la liste. Il y en aurait pour 15 pages de commentaires ! et même plus !
      Mais il faut sans doute considérer que tout cela « est normal » !
      L'égoïsme envers les autres est tellement répondu qu'il doit être considéré comme « normal ».
      la marge de tolérance que tu indiques, et bien étroite dès qu'il est question des minorités, quelles qu'elles soient.
      En revanche, elle est bien large quand il s'agit de personnes d'un même milieu égocentré.
      Et cependant, je suis un grand optimiste !
      :-)

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    5. "Etre normal", c'est répondre à certains critères que les hommes ont eux-mêmes fixés. Et si les hommes ont eu besoin de les fixer, c'est parce qu'ils ont peur de l'inconnu, de la différence, quelle que soit cette différence, c'est la peur la grande fautive. Bien sûr qu'il faut des règles, et qu'il faut les respecter, mais nous ne sommes pas des robots, nous avons des émotions, des sentiments, une sensibilité, qui nous sont propres. Et celui qui se défend en disant qu'il est "normal" a bien peu confiance en lui, ou n'a aucun respect envers l'autre.

      Par rapport à ce que tu dis Alain, un jour, mon fils et sa petite famille se sont garés sur une place pour handicapé, Noé ayant quelques difficultés à marcher. Une femme les a presque insultés. Mon fils a failli lui rentrer dedans en lui disant qu'il voudrait bien qu'elle vive ce qu'ils vivent avec leur fils, et qu'elle pourrait en parler après !... Mon fils est un calme, pourtant... Encore une fois, c'est une affaire de jugement...

      Merci à tous pour vos commentaires passionnants ! :-)

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  10. PETITS CŒURS D'AMOUR que sont nos petits enfants . Je comprend ton dilemme. Tu les aimes tous et tu voudrais qu'il s'entendent tous. Je pense qu'ils sont proches, et rusent de rivalités, les uns ET les autres, pour être le préféré de mamie !!!! une tite réunion, pour le dire que tu les aimes tous pareil et n'oublie pas que des adultes ne savent pas gérer la différence. Bisous Françoise

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    1. Oui, Marie, j'aimerais qu'ils s'entendent tous, tu l'as compris.
      Je leur dis souvent que j'ai de l'amour pour chacun d'entre eux, même lorsqu'ils font des bêtises. Mais je pense que Noé a encore plus besoin de l'entendre...
      Bisous, Marie, merci.

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  11. C'est un sujet douloureux que tu abordes et tu vis. Mes mots risquent d'être maladroits car je ne connais cette expérience qui doit donner à la vie une autre valeur, un autre ressenti. Il doit falloir donner beaucoup d'amour à cet enfant. De tout cœur avec toi.

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    1. Merci pour tes mots, Daniel, c'est gentil.
      Oui, il a besoin de beaucoup d'amour, en effet.
      Bonne soirée.

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  12. MERCI à toutes et tous pour vos commentaires. Je reviendrai demain vous répondre plus longuement. J'étais partie quelques jours dans ma petite maison bleue, cela m'a fait énormément de bien. :-)
    Bonne soirée, et de gros bisous.

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  13. Apprendre à accepter les différences, à ne pas en avoir peur...Les enfants ne sont pas les seuls à avoir de la peine, ils prennent souvent modèle sur leurs parents...Handicapés ou non, nous avons tous besoin d'être reconnus et aimés pour ce que nous sommes

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    1. Oui, Gazou, être reconnus et aimés pour ce que nous sommes.
      Merci pour tes mots. Bonne soirée.

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